Marc 10: 13-30 : « Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche de rentrer dans le royaume de Dieu »

📖 Marc 10: 13- 30, Jean 11: 1- 44

“On lui amena des petits enfants, afin qu’il les touchât. Mais les disciples reprirent ceux qui les amenaient. Jésus, voyant cela, fut indigné, et leur dit: Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas; car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent. Je vous le dis en vérité, quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n’y entrera point. Puis il les prit dans ses bras, et les bénit, en leur imposant les mains. Comme Jésus se mettait en chemin, un homme accourut, et se jetant à genoux devant lui: Bon maître, lui demanda-t-il, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle? Jésus lui dit: Pourquoi m’appelles-tu bon? Il n’y a de bon que Dieu seul. Tu connais les commandements: Tu ne commettras point d’adultère; tu ne tueras point; tu ne déroberas point; tu ne diras point de faux témoignage; tu ne feras tort à personne; honore ton père et ta mère. Il lui répondit: Maître, j’ai observé toutes ces choses dès ma jeunesse. Jésus, l’ayant regardé, l’aima, et lui dit: Il te manque une chose; va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi. Mais, affligé de cette parole, cet homme s’en alla tout triste; car il avait de grands biens. Jésus, regardant autour de lui, dit à ses disciples: Qu’il sera difficile à ceux qui ont des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu! Les disciples furent étonnés de ce que Jésus parlait ainsi. Et, reprenant, il leur dit: Mes enfants, qu’il est difficile à ceux qui se confient dans les richesses d’entrer dans le royaume de Dieu! Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. Les disciples furent encore plus étonnés, et ils se dirent les uns aux autres; Et qui peut être sauvé? Jésus les regarda, et dit: Cela est impossible aux hommes, mais non à Dieu: car tout est possible à Dieu. Pierre se mit à lui dire; Voici, nous avons tout quitté, et nous t’avons suivi. Jésus répondit: Je vous le dis en vérité, il n’est personne qui, ayant quitté, à cause de moi et à cause de la bonne nouvelle, sa maison, ou ses frères, ou ses sœurs, ou sa mère, ou son père, ou ses enfants, ou ses terres, ne reçoive au centuple, présentement dans ce siècle-ci, des maisons, des frères, des sœurs, des mères, des enfants, et des terres, avec des persécutions, et, dans le siècle à venir, la vie éternelle.”

Marc 10: 13-30

Si nous faisons des statistiques, nous constaterons qu’il y a plus des païens que des chrétiens dans le monde. Mais bizarrement presque tous les païens savent que Dieu existe et qu’il est bon quoi qu’ils refusent de suivent ses préceptes. C’est le cas de cet homme riche de Matthieu 19, qui appelle Jésus “bon maître” mais qui n’est pas du tout prêt de suivre à la lettre les recommandations que Jésus lui propose pour qu’il obtienne ce qu’il désire : «la vie éternelle».

Cet homme riche représente l’être humain qui est à la recherche perpétuelle “d’une meilleure condition de vie”.

On se poserait alors les questions suivantes :

  • Jésus voulait-il l’appauvrir en lui disant de se débarrasser de ses biens ?
  • La condition pour hériter du royaume de Dieu est-elle d’être pauvre ?
  • Pourquoi les disciples étaient étonnés de la déclaration du Seigneur Jésus alors qu’il n’était pas classé parmi les riches ?

Marc soulève un détail important en disant: “il est impossible à celui qui met sa confiance dans ses richesses d’hériter du royaume de Dieu”.
En effet, ce qui importe ce n’ est d’être riche ou d’être pauvre mais en qui nous mettons notre confiance. Jésus ajoute qu’il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’hériter du royaume de Dieu.

Mais pourquoi cette comparaison ?

À l’époque, le peuple d’Israël avait l’habitude de clôturer les villes par un grand muraille; ainsi l’entrée de chaque ville était possible en passant par un grand portail. Celui-ci possédait à son tour une petite porte qui restait ouverte que les jours fériés et le jour de sabbat pour permettre aux gens d’entrer dans la ville. Ainsi l’expression qu’on utilisait pour exprimer le fait de passer par cette petite porte était “passer par le trou d’aiguille”. Alors lorsqu’un passant était accompagné d’un chameau, pour qu’il le fasse passer par cette petite porte, on devait le décharger de ses bagages, puis la bête devait s’abaisser pour pouvoir entrer.
Or le chameau étant l’animal domestique le plus têtu au monde, le demander de s’abaisser est tellement difficile que ça paraît être contre nature à tel point que pour qu’un chameau adulte arrive à s’abaisser il faudrait que le jour de sa naissance qu’on l’aie imposé cet exercice en pliant ses genoux et lui mettant une grosse pierre sur le dos qui l’empêcherait de se lever durant 12 jours.

Ainsi par cette comparaison, Jésus ne faisait pas allusion à l’impossibilité de passer par le trou d’aiguille mais plutôt à la difficulté à un chameau d’y passer à cause de sa mentalité.

Jésus voulait dire que devant Dieu il faut apprendre à se soumettre, un homme qui se confie en ses richesses est plus insoumis qu’un chameau. En d’autres termes seul un homme qui a accepté le brisement peut se soumettre à Dieu et hériter le royaume de Dieu. A vrai dire Marc 10:13-30 nous montre que pour voir la gloire de Dieu, il faut avoir une mentalité d’un petit enfant et cela passe au niveau de nos pensées car nos pensés déterminent nos actes. Pourquoi Dieu veut faire revenir l’homme à la mentalité d’un petit enfant ?
La différence entre l’homme et Dieu est que l’homme est préoccupé par sa “condition de vie” ( souffrance, richesse, maladie, etc.) alors que Dieu s’intéresse à sa “Position de Vie” (dans le surnaturel, c’est le pouvoir de devenir un enfant de Dieu). Tant que nous, chrétiens, n’aurons pas pris conscience de notre position, notre condition ne changera jamais.

Ce que le Seigneur attend de nous, c’est de le suivre pour qu’il change notre position de vie afin que nos conditions de vie suivent.

Lorsque nous acceptons de changer notre position de vie, nous devenons amis de Jésus c’est qui est plus qu’être un simple serviteur. L’avantage d’être amis de Jésus est que, à l’instar de Lazare, même si nous faisons 4 jours dans le tombeau, Jésus aura la capacité de nous ressusciter. Mais le problème est que beaucoup d’entre nous sont tellement préoccupés par leurs conditions de vie qu’ils ne prennent pas le temps de se concentrer sur changement de leur position de vie.

Beaucoup se disent chrétiens mais n’ont pas changé de position de vie puisqu’ils ne sont pas soumis à Dieu. Alors que le monde attend avec un ardent désir la manifestation des fils de Dieu. Nous devons croitre dans la connaissance du Seigneur, renouveler notre intelligence, changer notre façon de penser.

Malheureusement nous venons à Dieu avec la mentalité du chameau et nous ne laissons pas Dieu nous renouveler, nous décharger, nous conduire dans son repos.

“Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger.”

Matthieu 11:28-30

Quel que soit le problème que nous traversons oublions nos charges et acceptons la charge de la soumission au Seigneur qui est moins lourde pour nous donner des conditions de vie 100 fois meilleurs que celles que nous vivons en ce moment.

La seule chose à faire est de nous décharger, de nous abaisser pour entrer par la porte étroite parce que de l’autre côté de la porte il y a des avantages qui nous attendent.

Certaines préoccupations nous empêchent de voir le miracle. C’est comme Marthe qui dit à Jésus que Lazare sent déjà et qu’on ne peut pas retirer la pierre du tombeau. Alors qu’elle ne se rend pas compte que tant que la pierre reste à sa place, même si on ressuscitait son frère, cette pierre empêchera de le voir sortir du tombeau.

Apprenons à faire confiance à Dieu et retirons la pierre, (c’est-à-dire l’incrédulité) qui nous empêche de voir notre miracle. Le mot «Confiance» en grec est «pistis» qui est également traduit par «foi». Ayons donc foi en Dieu, et manifestons-la en acceptant qu’il nous dirige.

Que Dieu vous bénisse !

© Trésor Kwek

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